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C’est en catimini que la Vème République fête ses 50 ans. Le Général de Gaulle réforme la Constitution par référendum. Le 28 septembre 1958 les Français l’approuvaient à 82,6%. Cette constitution est la loi fondamentale qui régit le fonctionnent de la Vème République. Ce texte qui fixe les droits et les devoirs des institutions et qu’est la constitution à subi 24 révisions en 50 ans.
Timbre émis en 1998 pour les 40 ans de la Constitution.
Cette nouvelle Constitution accorde au président des pouvoirs importants ainsi que des pouvoirs spéciaux en cas de crise. Elle confirme les droits de l’homme et propose aux TOM d’adhérer à ses principes. Le Premier ministre nommé par le président conduit la politique de la Nation Française, dont il est le responsable devant l’Assemblée.
L’Assemblée Nationale élue au suffrage universelle est chargée de voter Lois et Budgets.
Un des secret de la longévité de la constitution de 1958 est certainement du a sa grande capacité d’adaptation. Parmi ces 24 révisions certaines lui ont permis d’évoluer en prenant mieux en compte les attente des citoyens Français. Citons notamment le Référendum de novembre 1962 qui instaure l’élection du président de la république au suffrage universel.
Charles de Gaulle-Président de 1959 à 1969
Elu président de la république en 1969, après la démission de De Gaulle après un référendum perdu sur le Sénat, Georges Pompidou continuera l’oeuvre du Général mais s’en distinguera par un référendum sur l’entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE.
Georges Pompidou-Président de 1969 à 1974
En 1974 Valéry Giscard d’Estaing succède à Pompidou. De nombreuses réformes auront lieu pendant son septennat dont l’abaissement de la majorité à l’âge de 18 ans ou encore la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (loi Veil). Valéry Giscard d’Estaing est un fervent partisan de la construction européenne.
Vient ensuite le double septennat de François Mitterrand. Elu en mai 1981 la France doit entre autre à François Mitterrand l’abolition de la peine de mort et la poursuite de la construction Européenne. Sa présidence a été marqué par le Référendum de septembre 1992 sur le traité Européen de Maastricht qui posait les bases de la création de l’Euro.
François Mitterand-Président de 1981 à 1996.
Ce dernier référendum approuvé par les Français d’extrême justesse invitait à soumettre à notre pays les changements majeurs de l’Union Européenne. Pour avoir suivit cette règle non écrite le président Jacques Chirac s’est vu opposer le non cinglant des Français au projet constitutionnel européen en 2005. C’est sous le septennat de Jacques Chirac que l’inscription du principe de "l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives" ainsi que la réduction du mandant présidentiel ( cinq ans aux lieu de sept ans) auront lieu.
La dernière réforme en date de la Constitution à été approuvée le 23 juillet dernier. Voulue par Nicolas Sarkozy fraîchement élu président des Français cette réforme accorde de nouveaux droits aux citoyens dont celui de saisir le conseil Constitutionnel pour défendre leurs droits ainsi que des pouvoirs un peu renforcés au parlement.
A l’occasion de ce 50ème anniversaire, La Poste émet le 6 octobre un timbre sur la "Constitution de la Ve République" :
Cinquentenaire de la Vème République - Le timbre.
Cette année la ville de Québec au Canada fête le 400ème anniversaire de sa fondation par Samuel de Champlain (appelé aussi "Le père de la Nouvelle France" ) en 1608. Samuel de Champlain se rend en Nouvelle-France pour la première fois en 1603. mais ce n’est que plus tard, en 1608 que Samuel de Champlain obtient le privilège du commerce en Amérique pour un an. Il décide alors d’implanter une colonie sur le Saint-Laurent pour contrôler plus facilement la traite des fourrures. C’est le 3 juillet 1608 qu’il s’arrête à Stadaconé (Kébec) pour y établir sa colonie et s’y installer pour l’hiver suivant instaurant ainsi une présence française au Québec. La ville de Québec est née et est la première ville francophone en Amérique du Nord. Québec représente le berceau de l’Amérique française.
Pour le quatrième centenaire de la fondation de la ville de Québec la poste Française et Canadienne émettent conjointement un timbre.
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| Timbre émis par la poste Canadienne. | Timbre émis par la poste Française. |
C’est l’occasion de rappeler l’amitié ininterrompu qui lie la France au Québec depuis 400 ans .
Pour illustrer l’histoire postale de la nouvelle France voici un extrait de La poste sous le régime français de Pierre-Georges Roy historien et archiviste québécois. Ce texte écrit en 1944 est tiré de "Toutes petites choses du régime français".
Y avait-il un système postal quelconque au Québec sous le régime français ? Non. Le gouvernement du Roi ne s’occupa jamais de doter sa colonie de l’institution si utile des postes.
Si M. X, qui demeurait à Québec, avait un fils à Paris ou même à Montréal, pour lui faire parvenir une lettre il devait attendre le bon vouloir d’un capitaine de vaisseau ou d’un voyageur quelconque pour le transport de sa communication.
Avec ce système archaïque, une lettre arrivait à destination souvent un an et même plus après avoir été écrite. Et, très souvent la lettre restait en chemin. Pour être plus sûrs que les envois arriveraient à destination nos ancêtres transcrivaient leurs lettres deux ou trois fois et envoyaient ces copies par des voies différentes.
Dans un acte notarié des Archives de la province de Québec on trouve trois lettres absolument semblables écrites par la même personne et envoyées au même destinataire. Par bonheur, les trois lettres avaient été remises à la personne intéressée.
L’ordonnance de l’intendant Hocquart du 20 juillet 1732 illustre bien les inconvénients de l’absence de système postal sous le régime français. Lorsque les vaisseaux venant d’Europe arrivaient à Québec, ceux qui attendaient des lettres de là-bas se rendaient en chaloupe au devant de ces navires et le capitaine, pour se débarrasser plus vite de ses commissions, leur remettait toutes les lettres dont il s’était chargé.
On comprend qu’avec un pareil système beaucoup de ces lettres se perdaient, quand elles n’étaient pas ouvertes par des gens peu scrupuleux.
Par son ordonnance du 20 juillet 1732, M. Hocquart défendait aux Québécois d’aller à bord des vaisseaux avant que le capitaine fût descendu à terre. Celui-ci devait les remettre à un négociant ou bourgeois de Québec à qui les intéressés pouvaient réclamer leurs lettres. Cette méthode surannée exista jusqu’à la Conquête.